Les Antiquités dépaysées

BookLes Antiquités dépaysées

Les Antiquités dépaysées

Histoire globale de la culture antiquaire au siècle des Lumières

Oxford University Studies in the Enlightenment, 2022:03

2022

March 13th, 2022

£65.00

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Description

Le siècle des Lumières est souvent considéré comme le moment fondateur de l'archéologie moderne. Par le biais d'une histoire connectée de la connaissance antiquaire, ce livre offre une nouvelle approche de l'antiquité du XVIIIe siècle. Au cours des dernières décennies, l'histoire de l'archéologie a tenté de déplacer le centre d'intérêt des antiquités nationales vers une perspective globale. D'abord, en privilégiant une perspective comparative sur le lointain plutôt que sur le proche, les ouvrages collectifs ont ainsi mis en évidence les relations que les différentes sociétés humaines ont entretenu, au cours de l'histoire, avec les vestiges du passé. Deuxièmement, au lieu de textes et de traditions philologiques, l'historiographie récente des cultures et de l'antiquité a réévalué l'importance des textes et des traditions philologiques et a pris mieux en compte les objets antiques (statuaires, médailles, inscriptions, monuments). Dans ce livre, la comparaison ne sert pas à renforcer l'idée d'un invariant anthropologique - l'antiquariat existe dans toutes les sociétés - mais souligne l'importance des facteurs politiques et impériaux. Loin d'être neutre, ce travail de collecte effectué au XVIIIe siècle est profondément lié à des enjeux politiques. L'ouvrage se propose d'examiner la mondialisation et la politisation des antiquités, à une époque où leur collecte et leur étude matérielle s'effectuent dans les métropoles européennes, mais aussi dans d'autres centres politiques (Philadelphie, Pékin, Agra, Delhi, Copenhague).

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The Enlightenment is often regarded as the founding moment of modern archaeology. Via a connected history of antiquarian knowledge, this book provides a fresh approach to eighteenth-century antiquarianism. In recent decades, the history of archaeology has attempted to shift the focus from national antiquities to a global perspective. First, by favouring a comparative perspective on the distant rather than the near, collective works have thus shown the relations that different human societies have maintained, throughout history, with the remains of the past. Second, instead of texts and philological traditions, the recent historiography of antiquarian cultures and antiquarianism has re-evaluated the importance of objects of material culture that had been little considered in a numismatic approach or that had long focused on coins, medals, and monuments. In this book, the comparison does not serve to reinforce the idea of an anthropological invariant—that antiquarianism exists in all societies—but underlines the importance of political and imperial contexts in the making of antiquities. Far from being neutral, this collection work carried out in the eighteenth-century is deeply linked to political issues. The book proposes to examine the globalization and politicization of antiquities, at a time when their collection and material study took place in European metropolises but also in other political centres (Philadelphia, Peking, Agra, Delhi, Copenhagen).


Author Information

Charlotte Guichard is Research Professor at the Centre National de la Recherche Scientifique (Paris). She is an historian of early modern European art and visual cultures. Her previous publications include: Les amateurs d'art à Paris au XVIIIe siècle (2008), Graffitis. Inscrire son nom à Rome (2014) and La griffe du peintre. La valeur de l'art 1720-1830 (2018). -- Charlotte Guichard est directrice de recherche à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS) et professeure attachée au département d’histoire de l’Ecole Normale Supérieure. Elle est historienne de l’art et des cultures visuelles des mondes modernes. Ses précédentes publications comprennent : Les amateurs d'art à Paris au XVIIIe siècle (2008), Graffitis. Inscrire son nom à Rome (2014) et La griffe du peintre. La valeur de l'art 1720-1830 (2018). Professor of Early Modern History at the Ecole Normale Supérieure in Paris, Stéphane Van Damme has worked on the origins of early modern scientific knowledge and European Culture between 1650 and 1850 by looking at essential elements such as scientific centres (Lyons, Paris, London, Edinburgh, New York), founding fathers (Descartes, Linneaus), paradigmatic disciplines (philosophy, natural history, archaeology) and imperial projects. His last book is entitled Seconde Nature. Rematérialiser les sciences de Bacon à Tocqueville (Presses du réel, 2020). He co-edited with Hanna Hodacs and Kenneth Nyberg, Linnaeus, Natural History and the circulation of Knowledge (Oxford, Oxford University Studies in the Enlightenment, 2018). -- Professeur d’histoire moderne à l’Ecole Normale Supérieure à Paris, Stéphane Van Damme travaille sur les origines des sciences modernes et la culture européenne entre 1650 et 1850 en examinant différents éléments essentiels tels que les centres de savoirs (Lyon, Paris, Londres, Edimbourg, New York), les pères fondateurs (Descartes, Linnée), les disciplines paradigmatiques (la philosophie, l’histoire naturelle ou l’archéologie), les projets impériaux. Son dernier livre est intitulé : Seconde Nature. Rematérialiser les sciences de Bacon à Tocqueville (Presses du réel, 2020). Il a co-dirigé avec Hanna Hodacs et Kenneth Nyberg, Linnaeus, Natural History and the circulation of Knowledge (Oxford, Oxford University Studies in the Enlightenment, 2018).