Francosphères

The (im)possibility of Jewish-Palestinian identity in Hubert Haddad’s Palestine

Francosphères (2018), 7, (1), 103–120.

Abstract

In an interview in 2000, Palestinian-American intellectual Edward Said defined himself as a ‘Jewish-Palestinian’. Nine years later, Franco-Tunisian author Hubert Haddad referred to himself as ‘un Berbère judaïsé et un Juif arabisé’. In this article, I explore these conflicted identities through Haddad’s novel Palestine (2007). The article begins by exploring the liminal position of the ‘Jewish-Palestinian’ in relation to that of the ‘Juif-Arabe’ as portrayed in Haddad’s Palestine. This leads on to an exploration of the ideological antagonism between Arab and Jew, Palestinian and Israeli, in which I examine the extent to which the concepts of ‘the Abrahamic’ and ‘the Semite’ serve to bridge or enlarge the gap. Finally, the article concludes with an investigation of the potential for reciprocity advocated in Haddad’s Palestine, a novel which calls for solidarity but nevertheless recognizes the current impossibility of what Said termed the ‘Jewish-Palestinian’, an explosive contradiction in terms when it comes to the as-yet-unresolved Israeli-Palestinian conflict.

Lors d’un entretien en 2000, l’intellectuel palestino-américain Edward Said s’est présenté comme un ‘Juif-Palestinien’. Neuf ans plus tard, l’écrivain francotunisien Hubert Haddad se définit comme ‘un Berbère judaïsé et un Juif arabisé’. Le présent article explore la tension entre ces différentes identités à travers une lecture de Palestine, roman de Hubert Haddad paru en 2007. L’article commence par étudier la position frontalière du ‘Juif-Palestinien’ par rapport au ‘Juif-Arabe’, telles qu’incarnées dans le roman de Haddad. Cette étude donne lieu ensuite à une analyse de l’antagonisme idéologique entre les identités respectives Arabe/Juif et Palestinien/Israélien, ainsi que des possibilités qu’offrent les notions de ‘sémite’ et d’‘abrahamique’ pour réduire ou creuser l’écart séparant ces identités. Enfin, l’article examine le rapport de réciprocité prôné par Haddad dans Palestine, un roman qui appelle à la solidarité tout en admettant l’impossibilité actuelle de réconcilier les identités dans le cadre de la formule de Said qui relève d’une contradiction dans le contexte du conflit israélo-palestinien jusqu’ici non-résolu.

The (im)possibility of Jewish-Palestinian identity in Hubert Haddad’s Palestine

Abstract

In an interview in 2000, Palestinian-American intellectual Edward Said defined himself as a ‘Jewish-Palestinian’. Nine years later, Franco-Tunisian author Hubert Haddad referred to himself as ‘un Berbère judaïsé et un Juif arabisé’. In this article, I explore these conflicted identities through Haddad’s novel Palestine (2007). The article begins by exploring the liminal position of the ‘Jewish-Palestinian’ in relation to that of the ‘Juif-Arabe’ as portrayed in Haddad’s Palestine. This leads on to an exploration of the ideological antagonism between Arab and Jew, Palestinian and Israeli, in which I examine the extent to which the concepts of ‘the Abrahamic’ and ‘the Semite’ serve to bridge or enlarge the gap. Finally, the article concludes with an investigation of the potential for reciprocity advocated in Haddad’s Palestine, a novel which calls for solidarity but nevertheless recognizes the current impossibility of what Said termed the ‘Jewish-Palestinian’, an explosive contradiction in terms when it comes to the as-yet-unresolved Israeli-Palestinian conflict.

Lors d’un entretien en 2000, l’intellectuel palestino-américain Edward Said s’est présenté comme un ‘Juif-Palestinien’. Neuf ans plus tard, l’écrivain francotunisien Hubert Haddad se définit comme ‘un Berbère judaïsé et un Juif arabisé’. Le présent article explore la tension entre ces différentes identités à travers une lecture de Palestine, roman de Hubert Haddad paru en 2007. L’article commence par étudier la position frontalière du ‘Juif-Palestinien’ par rapport au ‘Juif-Arabe’, telles qu’incarnées dans le roman de Haddad. Cette étude donne lieu ensuite à une analyse de l’antagonisme idéologique entre les identités respectives Arabe/Juif et Palestinien/Israélien, ainsi que des possibilités qu’offrent les notions de ‘sémite’ et d’‘abrahamique’ pour réduire ou creuser l’écart séparant ces identités. Enfin, l’article examine le rapport de réciprocité prôné par Haddad dans Palestine, un roman qui appelle à la solidarité tout en admettant l’impossibilité actuelle de réconcilier les identités dans le cadre de la formule de Said qui relève d’une contradiction dans le contexte du conflit israélo-palestinien jusqu’ici non-résolu.


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Author details

Vince, Rebekah