Francosphères

Male protagonists and Haitian (un)inhabitability in Kettly Mars’s L’Heure hybride and Aux frontières de la soif

Francosphères (2015), 4, (1), 105–120.

Abstract

Ultimately, the relationship between ‘staying’ and ‘leaving’ informs not only discussions among Haitian writers and the literary critics who study their works, but also undergirds tensions among Haitians within Haiti and throughout the diaspora, and implicates complex issues of social class, race, and language. These are themselves informed by a larger web of the varying relationships between Haiti and the international community, an international community that has more or less actively been present in the gestation of Haiti’s government and civil society. As such, this article uses as its point of departure what is a charged category of analysis: Martin Munro’s theorization of ‘uninhabitability’ and Nadève Ménard’s consideration of its counterpart ‘inhabitability’. In my article, to address what is the ‘incontournable’ issue of gender-based violence (GBV) depicted in several of Kettly Mars’s novels, and notably in L’Heure hybride (2005) and Aux frontières de la soif (2013), I work with Walter D. Mignolo’s notion of ‘border thinking’.

Deux notions dominent les discussions au sujet de la littérature haïtienne: l’idée de ‘rester’ et celle de ‘partir’. Les connotations qui y sont associées évoquent plusieurs tensions entre Haïtiens en Haïti et Haïtiens vivant au Canada, aux États-Unis ou en France. L’idée de vivre ou de ne pas vivre en Haïti est surtout informée par un contexte social qui n’est pas à l’aise avec les réalités impliquées par des différences de classe, de race et de langue, d’autant plus que cette terminologie est elle-même impliquée dans une relation particulièrement engoncée entre Haïti et la communauté internationale. Avec cet arrière-fond, l’article prend comme point de départ la théorisation de ‘uninhabitability’ par Martin Munro, et son contraire, ‘inhabitability’, proposé par Nadève Ménard. En me servant de la théorie du ‘border thinking’ de Walter D. Mignolo, mon article prend en compte le problème incontournable de la violence basée sur le genre (VBG) mise en scène par les romans de Kettly Mars, notamment dans L’Heure hybride (2005) et Aux frontières de la soif (2013).

Male protagonists and Haitian (un)inhabitability in Kettly Mars’s L’Heure hybride and Aux frontières de la soif

Abstract

Ultimately, the relationship between ‘staying’ and ‘leaving’ informs not only discussions among Haitian writers and the literary critics who study their works, but also undergirds tensions among Haitians within Haiti and throughout the diaspora, and implicates complex issues of social class, race, and language. These are themselves informed by a larger web of the varying relationships between Haiti and the international community, an international community that has more or less actively been present in the gestation of Haiti’s government and civil society. As such, this article uses as its point of departure what is a charged category of analysis: Martin Munro’s theorization of ‘uninhabitability’ and Nadève Ménard’s consideration of its counterpart ‘inhabitability’. In my article, to address what is the ‘incontournable’ issue of gender-based violence (GBV) depicted in several of Kettly Mars’s novels, and notably in L’Heure hybride (2005) and Aux frontières de la soif (2013), I work with Walter D. Mignolo’s notion of ‘border thinking’.

Deux notions dominent les discussions au sujet de la littérature haïtienne: l’idée de ‘rester’ et celle de ‘partir’. Les connotations qui y sont associées évoquent plusieurs tensions entre Haïtiens en Haïti et Haïtiens vivant au Canada, aux États-Unis ou en France. L’idée de vivre ou de ne pas vivre en Haïti est surtout informée par un contexte social qui n’est pas à l’aise avec les réalités impliquées par des différences de classe, de race et de langue, d’autant plus que cette terminologie est elle-même impliquée dans une relation particulièrement engoncée entre Haïti et la communauté internationale. Avec cet arrière-fond, l’article prend comme point de départ la théorisation de ‘uninhabitability’ par Martin Munro, et son contraire, ‘inhabitability’, proposé par Nadève Ménard. En me servant de la théorie du ‘border thinking’ de Walter D. Mignolo, mon article prend en compte le problème incontournable de la violence basée sur le genre (VBG) mise en scène par les romans de Kettly Mars, notamment dans L’Heure hybride (2005) et Aux frontières de la soif (2013).


Details

Author details

Benedicty, Alessandra