Francosphères

Next year in Beirut?

Lebanese Jewish identity and memory in the Mediterranean francosphère

Francosphères (2017), 6, (1), 21–34.

Abstract

Despite a few scholarly and popular contributions, the story of the Jews of Lebanon remains outside dominant narratives of the country’s recent past and the recent revival of memory studies on the Jews of the Arab world. The Lebanese Jewish story does not fit the chronology of other populations which saw major declines after the creation of Israel in 1948, as Beirut in particular became a home for other displaced communities. Exploring the richness of recent documentary films on the subject, the present study argues that the very category of ‘Lebanese Jew’ became increasingly difficult to articulate after Israel’s creation, despite Jews’ profound participation in the Lebanese mosaic and Beirut’s geography and cultural life. Examining the nuances in narratives of why Jews left, both from their own perspectives and from those of other Lebanese, we find that the efforts to recreate the memory of the community are very much connected with those to articulate a national project for all Lebanese.

Malgré quelques travaux académiques ou grand public, l’histoire des Juifs du Liban est absente des récits dominant du passé récent du pays comme du renouveau contemporain des études sur la mémoire des Juifs vivants dans les pays arabes L’histoire des Juifs libanais ne cadre pas avec la chronologie de la disparition rapide des autres populations juives après la création d’Israël en 1948, Beyrouth étant en particulier devenu un lieu d’accueil pour les communautés en exil. Visant à explorer la richesse des documentaires cinématographiques sur ce sujet, cette étude avance que la catégorie même de ‘Juif libanais’ est devenu sans cesse plus difficile à penser après la création d’Israël, malgré la profonde implication des Juifs au coeur de la géographie et de la vie de la mosaïque culturelle libanaise. En examinant de près les récits du départ des Juifs aussi bien selon leur propre perspective que selon celle des autres Libanais, nous en concluons qu’il existe une relation forte entre la construction mémorielle de la communauté juive et celle du projet national collectif libanais.

Next year in Beirut?

Lebanese Jewish identity and memory in the Mediterranean francosphère

Abstract

Despite a few scholarly and popular contributions, the story of the Jews of Lebanon remains outside dominant narratives of the country’s recent past and the recent revival of memory studies on the Jews of the Arab world. The Lebanese Jewish story does not fit the chronology of other populations which saw major declines after the creation of Israel in 1948, as Beirut in particular became a home for other displaced communities. Exploring the richness of recent documentary films on the subject, the present study argues that the very category of ‘Lebanese Jew’ became increasingly difficult to articulate after Israel’s creation, despite Jews’ profound participation in the Lebanese mosaic and Beirut’s geography and cultural life. Examining the nuances in narratives of why Jews left, both from their own perspectives and from those of other Lebanese, we find that the efforts to recreate the memory of the community are very much connected with those to articulate a national project for all Lebanese.

Malgré quelques travaux académiques ou grand public, l’histoire des Juifs du Liban est absente des récits dominant du passé récent du pays comme du renouveau contemporain des études sur la mémoire des Juifs vivants dans les pays arabes L’histoire des Juifs libanais ne cadre pas avec la chronologie de la disparition rapide des autres populations juives après la création d’Israël en 1948, Beyrouth étant en particulier devenu un lieu d’accueil pour les communautés en exil. Visant à explorer la richesse des documentaires cinématographiques sur ce sujet, cette étude avance que la catégorie même de ‘Juif libanais’ est devenu sans cesse plus difficile à penser après la création d’Israël, malgré la profonde implication des Juifs au coeur de la géographie et de la vie de la mosaïque culturelle libanaise. En examinant de près les récits du départ des Juifs aussi bien selon leur propre perspective que selon celle des autres Libanais, nous en concluons qu’il existe une relation forte entre la construction mémorielle de la communauté juive et celle du projet national collectif libanais.


Details

Author details

Watson, Robert